05 juin 2019

Réflexions de Thomas

Quel est le plus beau symbole de la Liberté sinon le VENT. Rien ni personne ne peut l’arrêter ou le détourner de la route qu’il s’est choisie. Et nous, nous nous considérons humblement comme les enfants d’Eole ou de Zéphyr.

Nulle  muraille si solide soit-elle, nulle relation amicale ou familiale, n’a pu et ne pourra mettre fin à cette sorte de fuite en avant qui nous anime depuis toujours.

Est-ce le fait de n’avoir pas réellement de racines à cause d’une prime enfance vécue sans la stabilité d’un véritable foyer ? Sont-ce des gènes qui ont conservé le souvenir d’ancêtres vagabonds ? Je n’ai pas de réponse véritable hormis une intuition persistante jointe à une boulimie du changement qui m’aident à avancer dans la vie sans jamais voir le bout de ma route.

Aujourd’hui, après tant de voyages qui nous ont emmenés dans une multitude de lieux différents, tant d’instabilité, tant d’inconstance  comme d’aucuns le pensent en n’osant nous le dire en face, nous n’en sommes toujours pas fatigués.

Il nous arrive de songer, même de désirer parfois, de poser nos valises définitivement sur une terre promise enfin trouvée… Mais comme la fumée s’évanouit dans le moindre souffle, cette pensée se transforme au fil des jours pour bâtir à nouveau l’égrégore d’un nouveau lieu à découvrir.

Oui nous sommes des payous, des gadjé, s’il s’agit de nous classer sociétalement, mais nous sommes et nous restons libres, pour ce voyage qui ne cessera qu’au terminus de la vie. Si parfois nous nous sentons retenus par la fatigue d’un corps vieillissant, cela ne freine aucune de nos pensées vagabondes et tant que nous pourrons mettre un pied devant l’autre, tant que notre tête sera capable de regarder vers le lointain, nous avancerons en chérissant ce mot de Liberté.

Article écrit par Thomas

 

 

 

Posté par Marie Thomas 34 à 11:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]